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Mieux vaut s’excuser que se justifier

Dès les premières séances de notre Club, nous poussons nos participants à réaliser un premier pas. Nous pensons que l’action précède l’apprentissage, et c’est l’expérience réelle qui compte. Si rien n’est tenté, comment savoir si ça marche ?

 

Pour bon nombre de participants, se lancer dans un premier pas est difficile. Manque d’envie ou de courage pourrait-on penser ? Et si l’on regardait du côté de la culture d’entreprise.

 

Dans les organisations « traditionnelles », afin d’éviter les hypothétiques critiques et réprimandes, on verrouille toutes les étapes de décision par une série de concertations en réunions interminables.

Ce type de culture tue l’innovation et la prise d’initiative, les collaborateurs les plus engagés se découragent au fil du temps et vont rejoindre le bataillon des passifs ou des aigris.

 

Ces réunions de concertations sont des espaces de pouvoir où les opposants à tout projet de changement sortent souvent gagnants (quid de vos CODIR ?).

Les manipulateurs connaissent les ficelles pour « bloquer » toute initiative qui pourrait changer le statut quo.

 

Dans les entreprises libérées, faire en allant est le processus qui permet l’expérimentation et son corollaire le droit à l’erreur.

La concertation aussi est importante mais elle se pratique différemment.

Plutôt que de vouloir convaincre en vain les opposants, les intrapreneurs (les activateurs du changement), s’appuient sur des alliés.

La machine à café, les repas au restaurant d’entreprise sont les moments propices pour s’assurer de l’engagement de vos collègues.

 

L’expérimentation et le prototypage sont des marqueurs de l’évolution de la maturité des équipes. Une règle cependant sécurise l’entreprise afin que ces initiatives ne mettent pas en péril l’organisation. Cette règle est bien expliquée par Bill Gore le fondateur de WL Gore (le gore tex vous connaissez ? C’est lui)

« Une décision loupée, c’est comme un trou fait dans la coque du bateau. Si vous en faites un au-dessus de la ligne de flottaison, les dégâts sont limités »,

La règle est de ne pas faire de trou en dessous de la ligne de flottaison. Il s’agit du niveau décisionnel à partir duquel un groupe, une équipe, sent que la situation lui échappe et qu’il doit consulter d’autres personnes qui ont les compétences qui leur manquent.

 

Accepter le droit à l’erreur vaut également pour soi, alors si une initiative ne prend pas, ne culpabilisez pas (ou juste un peu) tirez en les leçons et repartez avec une nouvelle idée.

 

La manière de fonctionner que nous encourageons peut engendrer des réactions qui sont souvent des réactions d’égo

« Tu aurais pu m’en parler »,

« Je n’étais pas informé … je passe pour qui auprès de mes équipes ? «

Etc.

Dans ce cas et si la réaction sincère, des excuses s’imposent et c’est peut-être le prix à payer pour avancer et faire avancer les projets de libération des énergies.

Paul RETTER (Co-animateur des Clubs LLE)

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